Munqidh ibn Mahmoûd Es-Saqqâr L'Ancien Testament est-il la Parole de Dieu? Traduction à la langue française




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Munqidh ibn Mahmoûd Es-Saqqâr

L'Ancien Testament est-il la Parole de Dieu?

Traduction à la langue française:



Abdelghani HASSAÏNE
Introduction
Nous adressons nos louanges au Seigneur des mondes, que Sa Bénédiction et Son Salut soient sur tous Ses prophètes et sur celui qui a transmis à l'humanité entière la dernière révélation céleste, Mohammed ibn Abdellah El-Hâchimî!

Les gens pieux des siècles antérieurs et jusqu'à ce jour, ne cessent de chercher la bonne voie et la Lumière véritable. Le Tout Miséricordieux a envoyé aux hommes Ses prophètes comme apôtres de la dite voie, leur exhibant, par leur intermédiaire, des preuves évidentes et leur dévoilant la Lumière véritable. IL a consigné dans le Coran : ﴾Nous avons révélé La Torah où il y a une direction et une lumière1﴿ et Nous envoyâmes, à leur suite, Jésus fils de Marie, pour confirmer ce qui, dans la Torah avait été antérieurement révélé. Nous lui donnâmes l'Evangile contenant une direction et une lumière. Notre Livre devait confirmer l'ancienne Torah et servir de direction et d'exhortation à ceux qui craignent Dieu2.﴿

Ensuite, le Saint Coran, synthèse de tous les autres Livres divins, fut révélé en vue de re-confirmer la Lumière et le bon chemin. IL insiste : Ô vous qui avez reçu l'Ecriture, Notre envoyé est venu à vous pour mettre en évidence pour vous une grande partie de ce qui a été révélé auparavant et que vous aviez cachée, en négligeant d'ailleurs de répandre bien d'autres informations. Une lumière est venue vers vous ainsi qu'un Livre édifiant, par lequel Dieu guide les gens qui cherchent à Lui plaire, vers les sentiers du salut, en les faisant sortir, avec sa permission, des ténèbres vers la clarté et en les plaçant sur la voie droite.﴿1

Malheureusement, les véritables Livres célestes révélés jadis sont perdus. Cette perte est la conséquence des circonstances de leur report sur les feuilles et de la manière de leur conservation. Aussi furent-ils exposés aux falsifications et aux destructions, causant ainsi l'égarement des hommes et leur éloignement du sentier de Dieu et de la clarté. D’une génération à l’autre, les gens se transmettaient des livres substituts et attribués à Dieu. Ces livres sont presque vides de leur fond essentiel, à savoir la Lumière et la bonne direction. Nous palpons, sans nul doute, dans leurs pages la faiblesse et l'ignorance du genre humain. Ces écrits sont contradictoires et pleins d'informations que les hommes sages n'osent jamais prêter à l'Eternel et à sa véritable révélation. Nous y relevons, certes, quelques traces des conseils des prophètes et certains restes de ce que Dieu a révélé, mais la majorité de ce qui y est inscrit porte la marque de la fraude et de la manipulation exécutées par l'homme. Telle est, grosso modo, la croyance des Musulmans en ces Livres. Ils croient, certes, en tous les Livres révélés par le Seigneur à Ses messagers mais ils refusent que l'on dise que l'Ancien Testament – dans son état actuel- est la Parole de Dieu en dépit de quelques-unes de Ses Paroles et de certains de Ses Conseils qui s'y trouvent.

Les Juifs et les Chrétiens, eux, croient en la sainteté de ces livres et sont convaincus qu'ils renferment la Parole de Dieu, enregistrée par les prophètes divins et transmise par les Juifs, de père en fils, à travers leur longue histoire. Devant cette très grande différence entre les croyances des deux antagonistes à propos des livres de l'Ancien Testament, nous posons cette question très importante : «Est-ce que l'Ancien Testament est vraiment la Parole de Dieu?»

Nous tenterons, dans cette série d'ouvrages, d'apporter aux gens du Livre qui ne cessent de rechercher le sentier du Seigneur et Sa Lumière, une réponse réconfortante et persuasive. La méthode que nous avons suivie, dans le présent travail, consiste à plonger dans le fin fond de ces Livres sacrés chez les Chrétiens afin de rechercher, dans l'immense multitude d'erreurs, la trace de la Vérité communiquée par les envoyés célestes à leurs contemporains. De cette manière, nous étalerons à ceux qui croient que ces Livres sont sacrés les preuves qui démontrent le contraire.

Nous avons appuyé les textes qui sont en notre possession sur les dires de savants ecclésiastiques, par leurs conciles et leurs diverses organisations. Nous avons agrémenté notre travail par les opinions des libres penseurs occidentaux qui, poussés par la vérité, ont avancé une partie des réponses que nous recherchons dans cette série1 qui ambitionne d'atteindre la voie juste et de procurer aux lecteurs la Lumière.

Nous supplions le très Haut de nous orienter, tous, de par Sa Grâce, vers la Vérité, IL est, effectivement, Celui qui guide les gens qu'IL veut vers une voie juste.


La croyance des Musulmans en la Torah révélée à Moïse
Les versets du Saint Coran nous montrent, clairement, la position des Musulmans à l'égard de la Torah révélée par Dieu à Son messager Moïse (B.S.D.L). Les adeptes de la dernière religion monothéiste sont persuadés qu'elle est, bel et bien, une révélation du Seigneur Suprême, qu’elle est Son Livre et Ses Prescriptions. Elle est, pour eux, la Lumière transmise au prophète envoyé aux fils d'Israël. ﴾Nous avons révélé la Torah où il y a une direction, une Lumière et une référence pour les prophètes soumis à la volonté divine1 ﴿et ﴾IL a révélé la Torah et l'Evangile auparavant pour qu'ils servent de bonne direction pour les hommes ﴿2

Le Souverain Absolu s'adresse aux croyants et les invite à renforcer leur foi et à croire en tout ce qu'IL a communiqué aux envoyés antérieurs. ﴾Dites :«Nous croyons en Dieu, à ce qui nous a été révélé, à ce qui a été révélé à Abraham, Ismaël, Isaac, Jacob, aux douze tribus, à ce qui a été confié à Moïse, à Jésus et aux autres prophètes par leur Seigneur. Nous ne faisons aucune distinction entre eux et à Dieu nous sommes soumis.»﴿3 IL décrit ainsi ces croyants: ﴾Le messager a cru à ce qui lui a été révélé par son Seigneur ainsi que les croyants. Tous ont cru en Dieu, en Ses anges, en Ses Ecritures et en Ses envoyés ﴿4. Le saint Coran nous apprend que Dieu avait recommandé aux Juifs et aux Chrétiens de sauvegarder soigneusement leur Livre. ﴾On leur a donné la garde du Livre de Dieu et ils en sont les témoins 1﴿ Mais est-ce que les premiers nommés ont respecté et bien conservé le dépôt qu'IL leur a confié? Notre Livre nous dévoile des attitudes négatives de la part des Juifs. Ils se sont permis de toucher à la Torah et ont en déformé le contenu et les idées. IL affirme qu'ils adultérèrent les mots et oublièrent une partie de ce qui, dans les Ecritures, leur servait d'avertissement.2﴿. Ils ont dissimulé certains aspects de la révélation. Ils ont osé rédiger des livres puis les attribuèrent au Tout Miséricordieux. Malheur à ceux qui, de leurs mains, écrivent un livre pour le vendre à un prix trop bas en prétendant qu'il provient de Dieu!Malheur à eux pour ce que leurs mains ont enregistré! Malheur à eux pour l'avantage qu'ils en tirent!﴿3 et ﴾Certes, une fraction d'entre eux altère par une articulation sciemment défectueuse le texte de l'Ecriture pour vous faire croire que ce qu'ils lisent y est. Or ce qu'ils prétendent lire ne se trouve pas dans l'Ecriture. Ils affirment que cela vient de Dieu. Ils attribuent leurs propres mensonges à Dieu, intentionnellement4 ﴿

Pour ces raisons, Dieu a envoyé son ultime apôtre pour leur étaler les preuves irréfutables surgissant des parties de Ses Paroles qu'ils ont cachées.﴾Ô vous qui avez reçu l'Ecriture! Notre envoyé est venu à vous pour mettre en évidence, pour vous, une grande partie de l'Ecriture que vous cachiez, en négligeant, d'ailleurs, de divulguer bien d'autres choses5.

Mohammed (B.S.D.L) a, dans un hadîth, confirmé ces informations. Il a dit : «Les fils d'Israël ont écrit un livre, l'ont suivi et ont abandonné la Torah.1» Ibn ‘Abbâsse, l'un des plus éminents adeptes du dernier envoyé divin et l'un des plus érudit dans les sciences religieuses, dans un de ses sermons aux croyants, déclara : «Comment vous demandez aux gens du Livre des renseignements alors que le Livre révélé à votre prophète est plus récent. Il est intact et ne vieillira jamais. Il vous a appris qu'ils ont changé le Livre du Seigneur et l'ont déformé. Ils ont écrit un autre, de leurs propres mains et ils clamèrent : «Ce livre provient de Dieu afin qu'ils le vendent à un vil prix!2»

Bien entendu, il reste dans la Torah des passages véridiques. Cependant, ce Livre, dans son état actuel, renferme, en même temps, des certitudes et de allégations inexactes, comme Dieu et Son envoyé nous l'ont attesté. Citons, parmi les passages du Coran qui font allusion aux vérités renfermées dans leurs Livres mais qui ont subi des variations, les versets suivants révélés suite à la question de la lapidation de personnes qui s'adonnent à l'adultère. : Ô vous qui avez reçu l'Ecriture! Pourquoi affublez-vous de mensonge la vérité alors que vous la connaissez3 ﴿et ﴾Pourquoi te soumettent-ils leurs litiges, alors qu'ils ont la Torah qui contient la législation de Dieu?4 ﴿Le Deutéronome rappelle : «Si une jeune fille vierge est fiancée à un homme et qu'un autre homme la rencontre dans la ville et couche avec elle, vous les amènerez, tous les deux à la porte de cette ville, vous les lapiderez jusqu'à la mort : la jeune fille du fait qu'étant en ville, elle n'a pas crié au secours et l'homme, du fait qu'il a possédé la femme de son prochain. Tu ôteras le mal du milieu de toi » (Le Deutéronome 22/22-23).

Dans l'un de ses hadîths authentiques1, notre prophète nous conseille : «Ne croyez pas les gens du Livre et ne les traitez pas de menteurs et dites-leur : «Nous croyons en Dieu, en ce qui nous a été révélé et en ce qui vous a été révélé.2». Il nous demande de ne pas les démentir car il y a du vrai et du juste dans ce qu’ils disent et reprend le même conseil avec plus de détails. Il a proclamé : «Si les gens du Livre vous parlent, ne les croyez pas et ne déclarez pas fausses leurs paroles, mais dites-leur : «Nous croyons en l'existence de Dieu et en Ses messagers!» Si leurs informations étaient erronées, vous ne les auriez pas crues et si elles étaient justes vous ne les auriez pas rejetées3»

Bref, nous croyons honnêtement en la Torah révélée à Moïse, nous sommes convaincus qu'elle a subi des variations et qu'elle n'a pas été conservée telle que révélée. Nous sommes persuadés que les gens auxquels elle a été adressée ont dissimulé certains de ses passages et qu'ils ont écrit d’autres assertions qui concordent avec leurs intérêts éphémères. Une grande partie de ce Livre sacré est perdue et des bribes de vérité y sont encore préservées.

Il est très courant de voir les Chrétiens puiser des preuves à partir du Coran qui loue le Livre révélé à Moïse, pour authentifier leurs différents livres. Ils prétendent que ces éloges valident les livres qu'ils manipulent de leurs mains. Les ruses leur font-elles défaut ou bien tous les chemins sont-ils fermés devant eux? Ils veulent entériner leurs Livres par le canal des textes coraniques et des hadîths du prophète qui démontrent les altérations de ces documents religieux. Nous constatons qu’ils tronquent, injustement, les morceaux coraniques, ils en citent une partie et rejettent ce qui ne corrobore pas leurs principes. C'est leur méthode permanente. Dieu la leur reproche : ﴾Admettriez-vous une partie de l'Ecriture et en rejetteriez-vous l'autre?﴿1 Ils sont tels que le Maître Suprême les a décrits : ﴾Les sceptiques s'attachent à ce qui est équivoque par esprit de contradiction ou en quête d'interprétation tendancieuse.2﴿

Si l'on groupe tous ces morceaux, la vérité apparaîtra à celui qui la cherche et le guidera vers le chemin divin. Le Coran souligne l'absence de nombreuses idées, révélées par Dieu mais introuvables dans la Torah actuelle et cela prouve que ce Livre n’est point celui révélé à Moïse. L'Omniscient le rappelle : ﴾Dieu a acheté aux croyants leurs personnes et leurs biens en échange du Paradis. Aussi combattront-ils pour Sa Cause : ils risqueront d'être tués et de tuer. C'est là une promesse ferme constituant un devoir pour Lui comme IL l'a affirmé dans la Torah, l'Evangile et le Coran3.﴿ Cette idée est inexistante dans l'Ancien et le Nouveau Testament. Dans le même objectif, il exhibe encore une autre idée : ﴾Mais vous préférez la vie d'ici-bas, alors que la vie future est meilleure et plus durable. En vérité, ceci se trouve dans des rouleaux anciens, ceux d'Abraham et de Moïse.﴿1 Cette idée est également introuvable dans la Torah révélée à Moïse, celle-ci ne parle ni de l'au-delà ni du Jour de la Résurrection, elle ne fait aucune comparaison entre l'autre monde et la vie terrestre. Ni la Torah ni l'Evangile ne font allusion au prophète illettré qui recommande aux gens les bonnes actions, leur déconseille les mauvaises, qui déclare pour eux licite tout ce qui est bon, illicite tout ce qui est nuisible et dont l'avènement et la prédication ont été mentionnés dans ces deux Livres. Dieu a noté : ﴾Les gens qui suivent l'envoyé, le prophète illettré qu'ils trouvent mentionné dans leur Ecriture, dans la Torah, dans l'Evangile, ce même prophète qui leur ordonne le bien et les met en garde contre toute action blâmable, déclare, pour eux, licite ce qui est bon et illicite ce qui est impur, les dégage des contraintes et des carcans qui les entravent﴿ 2

Des versets pareils sont très nombreux dans le Coran, mais on ne retrouve guère leurs équivalents dans les deux livres sacrés des Juifs et des Chrétiens. Il nous est donc permis de rejeter leur façon d’authentifier et de légaliser ces deux livres par le Coran. Celui-ci légitime et fait l’éloge de la Bible originelle, avec ses deux volets, mais cette attitude coranique ne peut s'appliquer à des livres tronqués et attribués, faussement, au Seigneur des mondes.


Les livres de l'Ancien Testament
La Torah, objet de vénération et de ferveur de la part des Juifs et des Chrétiens, comprend plusieurs parties :

A) Les cinq premiers livres attribués à Moïse qui constituent, pour les Musulmans, la Torah. Ce sont la Genèse, l'Exode, Le Lévitique, les Nombres et le Deutéronome. Signalons que la secte juive des Samaritains ne croit qu'en ces cinq livres.

B) Les livres historiques rédigés, selon la tradition juive, par les prophètes qui ont vécu les événements relatés et datant des différentes étapes de l'histoire des fils d'Israël. Ce sont les livres de Josué, des Juges, de Ruth, de Samuel I, de Samuel II, des Rois I, des Rois II, des Jours I, des Jours II, d’Esdras, de Néhémie et d'Esther.

C) Les cinq livres de la poésie et de la sagesse : Job, les Psaumes, les Proverbes, l'Ecclésiastique, le Cantique des cantiques. Ils sont, pour la plupart, attribués à David et Salomon. On dit que certains ont été écrits par Assaf et Ithâne (Psaume 23), et que les autres auteurs sont anonymes.

D) Les livres des prophètes. Ils sont au nombre de dix-sept. Les six premiers sont dits des grands prophètes et les onze autres ceux des petits prophètes. Ce sont : les livres d'Isaïe, de Jérémie, des Elégies de Jérémie, d'Ezéchiel, de Daniel, d'Osée, de Joël, d'Amos, d'Abdias, de Jonas, de Michée, de Nahoum, de Habaquq, de Sophonie, de Zacharie, d'Aggée et de Malachie.

E) Les sept livres apocryphes : les livres de Baruch, de Tobit, de Judith, de la Sagesse, du Siracide, des livres des Maccabées I et des Maccabées II. Certains les ont appelés les livres secrets, quelques-uns des pères de l'Eglise, surtout parmi les anciens, doutèrent de leur authenticité. Saint Jérôme les a traduits à la langue latine mais ne les a pas annexés aux livres canoniques. D'autres, par contre, les ont admis. Toutes les tendances chrétiennes ont reconnu leur validité lors du concile d'Hippone (393) et celui de Carthage (397) et furent, ainsi, acceptés jusqu'au seizième siècle1.

Au cours de ce siècle, le siècle du schisme, apparut le protestantisme qui se rangea du côté des Juifs et refusa de reconnaître la valeur de ces livres2. Les Orthodoxes et les Catholiques, quant à eux, les reconnurent, mais soulignons que certains d'entre eux les imprimèrent à part, dans quelques éditions modernes pour garantir l'unité religieuse des doctrines de la Chrétienté.

Les Catholiques, réunis dans le cadre du concile de Trente, durant la période de 1545 à 1563, reconnurent la canonicité de l'ensemble de ces livres. Les Orthodoxes prirent la même attitude lors du concile de Jérusalem, en 1672. Il est de bon aloi de rappeler que certaines églises chrétiennes, dont l’éthiopienne, ajoutent d'autres livres à la Bible. A ce propos, l'encyclopédie évangélique a noté : «En plus des livres reconnus officiellement comme inspirés, les Ethiopiens acceptent les livres du berger d'Hermès, ceux des lois des conciles, des lettres d'Iclimandes, des Maccabées, de Tobia, de Judith, de la Sagesse; de Siracide, de Baruch, les quatre livres d'Esdras, ceux de l'Ascension d'Isaïe, celui d'Adam, de Joseph fils de Djourian, d'Hénoch et de Joël.3»

Il en est de même pour la lettre attribuée au prophète Jérémie. Elle était considérée canonique par les premiers pères de l'Eglise. Elle figurait dans les manuscrits grecs les plus importants, ceux du Vatican et d'Alexandrie et dans les plus vieilles traductions telles la Septante grecque, la Bachita syriaque, la Copte et l'Ethiopienne. Mieux encore, l'encyclopédie biblique a consigné : « Les premiers pères de l'Eglise, d'origine grecque, montrent, en général, un penchant clair qui consiste à considérer cette lettre comme faisant partie intégrante des livres canoniques. Elle figure, pour cette raison, sur la liste des Livres canoniques dressées par Origène, Epiphane, Clérisse de Jérusalem et Anathase. Aussi fut-elle, officiellement, reconnue lors du concile de Laodicée, en 3601.

Les Chrétiens – contrairement aux Juifs – désignent les quatre premiers livres cités précédemment par l'appellation "Ancien Testament", ils sont également appelés les Livres ou encore le Code des Lois. Les trois autres suivants sont dénommés par le vocable:"La Torah".

L'origine de l'expression "Ancien Testament" remonte à St Paul puisque c'est lui qui l'a donnée à la Torah. Il avait écrit : «Quand ils lisent les Livres de l'ancienne Alliance.» (Corinthiens 2 :3/14). Les Evangiles et les Lettres qui leur sont annexées sont connus par le terme "Nouveau Testament"2.

L'archevêque de Canterbury Etienne Langton (mort en 1228) a, en 1200, partagé les Livres de l'Ancien Testament en chapitres. Ces derniers furent numérotés, pour la première fois, lors de l'édition effectuée à Paris en 1551. Le classement des chapitres a été refait plusieurs fois. Le concile de Rome, en 382, en avait établi un, mais il fut modifié à Trente en 1546. Ce changement influe, énormément, sur la valeur de ces livres, sur leurs importances et le degré de leurs authenticités.

Les Chrétiens et les Juifs ne croient pas à la révélation des mots de la Bible. Ils sont convaincus que chacun des scribes qui ont enregistré les différents Livres, inspiré par le Saint Esprit, a employé son style personnel en rédigeant ses écrits. «Ils n'ont pas parlé en leurs noms personnels, ils ne se sont pas appuyés sur leurs propres connaissances, ils n'ont pas dévoilé leurs pensées et leurs opinions particulières. Le Saint Esprit a suggéré à ceux qui ont transcrit les Livres Sacrés le fond de ces derniers. Il les a orientés dans ce qu'ils ont consigné sans effacer leur personnalité. Chacun d'eux a usé de son style propre1.» «Personne ne peut interpréter de lui-même une prophétie de l'Ecriture. Car aucune prophétie n'est jamais issue de la seule volonté humaine, mais c'est parce que le Saint Esprit les poussait que des hommes ont parlé de la part de Dieu.» (Pierre II-1/20-21)

«L'Ancien Testament a été écrit vers 2500 avant Jésus par une quarantaine d’écrivains. Ils étaient différents, les uns des autres. Moïse était philosophe, Amos simple berger, Josué commandant des forces armées, Néhémie serviteur du roi, Isaïe fonctionnaire au palais, Daniel président du conseil des ministres2, Salomon, le roi célèbre par sa sagesse. Les circonstances – temps et lieu – de la rédaction de ces Livres n'étaient pas semblables. Moïse a écrit, en plein air, dans le désert, Jérémie dans l'obscurité du puits, David a rédigé ses Psaumes au pied des collines, lorsqu'il faisait paître ses agneaux. En dépit de ces différences, la Bible conserve une unité, solide et merveilleuse, sans contradictions ni lacunes.1»

Les auteurs du dictionnaire de la Bible ajoutent : «La Bible est la base de la foi du Chrétien et son origine, elle est démunie de fautes ou d'erreurs et contient tout ce qui se rapporte à la foi et la spiritualité. Dieu a révélé à des prophètes et à des messagers sa parole qu'ils ont transmise selon les langues utilisées par leurs compatriotes. Ces envoyés célestes écrivaient, eux-mêmes ce qui leur était révélé ou le dictaient à un scribe qui l’écrivait. Mais hélas, il ne nous est rien parvenu des manuscrits originaux2



Aperçus sur l'histoire des fils d'Israël
Avant de démontrer l'attribution, erronée, de ces Livres aux prophètes, commençons d'abord par jeter un coup d'œil rapide sur les époques les plus émergeantes de l'histoire des Hébreux telle qu'elle a été rapportée par la Bible et par les ouvrages qui s'en sont inspirés.

Cette histoire débute avec leur ancêtre Jacob fils d'Isaac fils d'Abraham (B.S.D.E)1. Par la suite Jacob fut nommé Israël, il procréa douze garçons, chacun de ceux-ci enfanta une progéniture prolifique. La lignée d'Israël descend de Jacob par le canal de ses douze enfants. Leur ensemble avec, à leurs têtes leur aïeul commun, entrèrent en Egypte du temps de la domination des Hyksos. Ils y menèrent une vie relativement paisible mais, une fois les occupants étrangers chassés du pays, les Egyptiens leur firent goûter toutes sortes de souffrances morales et de châtiments corporels.

Dieu, ensuite, choisit Moïse (B.S.D.L) et le chargea de communiquer Sa Mission à son peuple. Cet illustre messager les délivra de l'oppression et de l'humiliation du pharaon. Il les fit sortir du dernier pays que traverse le Nil et prirent ensemble la direction de la Terre Sainte. Cependant, par peur, ils refusèrent de pénétrer en Palestine et restèrent dispersés dans le Sinaï durant quarante années au cours desquelles Moïse et son frère, Aaron, trépassèrent.

Le pupille de Moïse, Josué reprit le flambeau de son éducateur et fit entrer les enfants d'Israël en Terre Sainte pendant le XII° siècle avant J-C. Après sa mort, ils se sont divisés en plusieurs petits royaumes gouvernés par des juges. Cette situation perdurait pendant un siècle et demi, environ.

Par la suite, le prophète Samuel intronisa sur le royaume d'Israël le roi Saül qui gouvernait pendant dix ans et après son décès, David fut couronné roi. Son fils, Salomon, hérita le trône de son père et le conservait jusqu'à sa mort en 922 avant J-C. Le prince Jéroboam hérita le trône de son père mais Roboam fils de Nâbât, épaulé par les dix royaumes se révoltèrent contre lui.

Ils formèrent un royaume au nord du pays qu'ils appelèrent royaume d'Israël. Chakîm, l'actuelle Naplouse, était sa capitale. La fin de cet Etat date de 722 avant J-C quand il fut annexé par les Chaldéens qui gouvernèrent alors la contrée. Le royaume de Yahoûdhâ, installé au Sud avait Ourchalîm (Jérusalem) comme capitale. Il était dirigé par les descendants de Salomon jusqu'en 586, année durant laquelle le roi babylonien, Nabuchodonosor, s'empara du pays par la force, tua Sédécias, le roi hébreu et incendia la capitale et le temple. Il déporta les habitants à Babylone où ils restaient jusqu’à leur délivrance ils furent délivrés, en 538, par le roi de la Perse, Cyrus. Ce dernier ordonna leur retour en Palestine, ils y demeuraient sous le joug des Grecs puis celui des Romains qui envahirent la capitale en 64 avant J-C et enfin sous l'emprise des Byzantins jusqu'à l'avènement de l'Islam.


Les versions actuelles de la Torah
Il nous est parvenu, à ce jour, trois versions différentes de la Torah, en précisant qu'il ne s'agit pas de trois traductions mais bien de trois exemplaires indépendants les uns des autres. Ce sont :
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