Des plantes medicinales au senegal




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SOUTIEN INFORMATIONNEL AUX POLITIQUES,

DE CONSERVATION, DE GESTION ET D’UTILISATION

DES PLANTES MEDICINALES AU SENEGAL





Groupe de Recherche sur les Plantes Médicinales (GRPM)
Laboratoire de Pharmacognosie et Botanique

FACULTE DE MEDECINE PHARMACIE ET D’ODONTOLOGIE



Université Cheikh Anta DIOP, Dakar, Sénégal

Tél : (221) 824 50 38 Fax : (221)825 29 52

Email : aynenut@ucad.sn ; papemolo2000@yahoo.fr

JANVIER 2006
SOMMAIRE
Page

I. INTRODUCTION


II. DONNEES SUR LE SENEGAL
II.1. Le cadre naturel climatique et écologique

II.2. Situation des structures techniques de GRN

II.2.1. Suivi-évaluation et problématique des aires protégées.

II.2.2. Questions critiques hors des aires protégées

II.2.3. Situation des réserves communautaires

II.3. Données démographiques et économiques

II.4. Données sanitaires
III. ETUDE DE LA PRESSION SUR LA RESSOURCE VEGETALE

II.1. Enquête sur l’état de la biodiversité dans trois sites du Sine Saloum


III.2. Sondage des marchés de Dakar sur la vente des plantes médicinales et
tests de qualité

III.2.1. Objectifs du sondage

III.2.2. Méthodologie

III.2.3. Résultats du sondage des marchés de Dakar

III.2.4. Analyse des résultats des sondages des marchés


IV .ESSAIS DE REGENERATION ASSISTEE ET SUIVI

DES MISES EN DEFENS SUR TROIS SITES TESTS


IV.1. Justificatifs

IV.2. Méthodologie

IV.3. Résultats et commentaires
V. ANALYSE GLOBALE DES ETUDES DU GRPM

VI. CONCLUSIONS ET RECOMMANDATIONS

BIBLIOGRAPHIE

ANNEXES


INDEX DES ABREVIATIONS & ACRONYMES
A.T.E.F. Agent technique des eaux et forêts

BGCI Botanical Gardens Conservation International

C.C.M. Chromatographie sur couche mince

CDB Convention sur la Diversité Biologique

CITES Convention on International Trade of Endangered Species

C.R.D.I. Centre de Recherche pour le Développement International

C.S.E.  Centre de Suivi Ecologique

DEFCCS. Direction des eaux, forêts, chasses et conservation des sols

ENDA  Environnement Développement Action (ONG)

FEM Fonds pour l’Environnement Mondial (en anglais : GEF)

FNUF

FSP Fonds de Solidarité Prioritaire (France)

G.P.S. Global position system (système d’orientation par satellite)

G.R.N. Gestion des Ressources Naturelles

G.R.P.M. Groupe de Recherche sur les Plantes Médicinales.

G.T.Z. Deutsche Gesellschaft für Technische Zusammenarbeit (coopération technique allemande)

I.C.R.A.F. Centre international de recherche en agroforesterie

I.E.C PM Importance Economique et Conservation des Plantes Médicinales

I.R.E.F Inspection Régionale des Eaux et Forêts

J.E.P.U. Jardin d’Expérimentation des Plantes Utiles

M.A.R.P. Méthode Active de Recherche Participative

M.E.D. Mise en Défens

NEPAD Nouveau Partenariat pour le Développement de l’Afrique

O.M.S. Organisation Mondiale pour la Santé

PAGERNA Projet d’Autopromotion et de Gestion des Ressources Naturelles

PFZH Parc Floristique et Zoologique de Hann (Sénégal)

PGIES Projet de Gestion Intégrée des Ecosystèmes du Sénégal (Sénégal)

PNUD Progrmme de Nations Unies pour le Développement

PRONASEF Projet National des Semences Forestières

TRAFFIC-CITES Convention sur le commerce International des Espèces menacées de disparition

U.C.A.D. Université Cheikh Anta Diop

UICN Union mondiale pour la nature.

I. INTRODUCTION

Il a déjà été souligné que les Africains dépendent fortement de la productivité végétale à base locale des ressources biologiques, et que ceci à son tour nécessite la stabilité continue et une relative diversité à l'intérieur de chaque écosystème. Afin d'assurer la santé et la productivité continues de cette chaîne trophique, il faut comprendre à fond ses diverses composantes, et améliorer leur gestion. Pourtant, dans de nombreux cas, les systèmes biologiques sont menacés par un certain nombre de facteurs. Un rapport publié par l'UICN (Union mondiale pour la nature) a identifié huit menaces principales sur la biodiversité de l'Afrique (Stuart, Adams, et Jenkins 1990):



  • des méthodes de production agricole qui sont inadéquates;

  • le remboursement difficile de la dette extérieure;

  • l'exploitation excessive des ressources naturelles;

  • les pressions dues à la croissance de la population et aux migrations;

  • les pratiques commerciales de l'exploitation de la terre excluant la jachère;

  • les localisations fragmentaires des espèces;

  • les variations climatiques; et

  • l'introduction d'espèces étrangères devenues sub-spontanées et envahissantes.

A un certain degré, ces menaces à la biodiversité africaine s'interprètent comme étant les manifestations différentes d'une tendance répandue et de plus en plus rapide, selon laquelle des changements se produisent de façon incontrôlée dans les paysages du terroir africain, et des changements économiques et socio-démographiques se manifestent de manière dramatique dans le monde. En Afrique australe, de l’Est et du centre, la menace se précise sur des espèces suivantes : Waburgia salutaris, Prunus africanus, Harpagophytum procumbens, Sclerocarya birrea, selon les études de l’ ICRAF

Qu’en est-il des rapports de l’homme avec les plantes médicinales en Afrique de l’Ouest et au Sénégal principalement ?

L’équipe, de chercheurs, mandatée par l’UICN, s’est proposée dans le présent document :


  • de pister dans la nature une vingtaine d’espèces ayant fait l'objet d'études poussées (Botanique, Pharmacognosie, Pharmacologie, Galénique, chorologie etc..).

  • de connaître les principales tendances de l'évolution des ressources médicinales (et les possibilités des marchés) ;

  • d'identifier les enjeux de leurs utilisations et une stratégie visant l'amélioration de la filière de commercialisation ;

  • de formuler les recommandations pratiques pour le programme national de conservation / gestion des ressources médicinales du Sénégal ;

  • d'initier les techniques et des comportements compatibles, pour apporter des politiques et des solutions spécifiques durables aux problèmes posés par la GRN.

Parmi les hypothèses et questions de recherche objet de la réflexion du GRPM-UCAD, deux aspects (quantitatif et qualitatif) s’imposaient au chercheur comme si le recours à la pharmacopée traditionnelle était directement lié à une pauvreté croissante des populations urbaines africaines. Dans ces conditions toute valorisation voire même toute politique de conservation de la flore et la faune créerait de la valeur ajoutée et tendrait à confiner les plus démunis de la population dans ce service primordial de santé, en rapport avec l’environnement.


Enfin, la politique du Sénégal sur les plantes médicinales devrait tenir compte des préoccupations africaines de l’UICN (éco-certification et traçabilité des bois surexploités) afin de les intégrer dans le système continental de gestion des espèces, car les menaces sur la biodiversité ne s’arrêtent pas à la frontière des Etats.
Les avis et opinions exprimés dans le document n’engagent que leurs auteurs qui tiennent à remercier l’UICN, pour la confiance accordée ainsi que pour les fonds alloués au GRPM pour cette étude.

II. DONNEES SUR LE SENEGAL

II.1. Le cadre naturel climatique et écologique.

La moitié septentrionale du Sénégal fait partie intégrante du Sahel, une zone de transition entre le Sahara, au nord, et les régions plus humides du sud. Elle est dominée par une végétation de savane herbeuse, ponctuée de bosquets d’arbres et d’arbustes épineux. Plus au sud, dans la région du fleuve Gambie, les zones boisées se développent, puis font place, dans les régions les plus méridionales, à d’épaisses forêts et à des marais colonisés par la mangrove. La forêt recouvrait en 1995, 38,3% du territoire national. Bien que la sécheresse ait frappé souvent le Sénégal depuis la fin des années soixante, la faune abonde plus que dans la plupart des autres nations sahéliennes. Le pays, où nombre d’animaux deviennent la proie des braconniers, est le premier exportateur mondial d’oiseaux exotiques.


Sous l’effet de la pression démographique liée au très fort taux de croissance 3,30% (estimation 2000), source de besoins croissants en terres arables et en bois à brûler, on a déboisé de vastes étendues de forêt pour accroître le domaine cultivable. La déforestation, accentuée par les effets pervers de la sécheresse et du surpâturage dans des zones écologiques fragiles, a favorisé la désertification dans une grande partie du pays. Dans les zones rurales, seulement 70% des habitants ont accès à l’eau potable et 46% (1990-1998) disposent d’équipements sanitaires adéquats.
L'État sénégalais, qui a mis en œuvre plusieurs programmes de reboisement pour lutter contre la désertification, a classé zone protégée 11,3% (1997) du territoire national. Le parc national de Niokolo Koba, dans le sud-est du pays, abrite notamment, dans un paysage de savane et de forêts, une grande variété d’espèces animales. D’une superficie de 9000 km², il figure sur la liste des sites du patrimoine mondial depuis 1981. Le Sénégal a en outre ratifié des conventions internationales portant sur la biodiversité, les changements climatiques, la désertification, les espèces menacées, les déchets dangereux, le droit de la mer, la protection du milieu marin, l’interdiction des essais nucléaires, la protection de la couche d’ozone, la pollution par les bateaux, les zones humides et la chasse à la baleine.
Les régions de Fatick et Kaolack km² et appartient au bassin arachidier qui regroupe les régions administratives de Louga, Thiès, Fatick et Kaolack. Ces quatre régions comportent presque la moitié de la population et le 1/3 de la superficie du Sénégal, 196722 km², pays compris entre le Sahara et la zone humide équatoriale africaine.
Le climat dans le Sud bassin arachidier est de type tropical soudano-sahélien marqué par deux variantes :

une variante sahélo-soudanienne dans les départements de Gossas et Fatick marquée par des isohyètes variant entre 400 et 600 mm ; et une variante soudano-sahélienne dans les départements de Foundiougne, comprise entre les isohyètes 600 et 800 mm.


Les moyennes pluviométriques varient d’une région à une autre et augmentent du nord vers le sud (400 à 800 mm/an.).
Les sols jaunes "Dior" couvrent les zones planes et les bombements dunaires tandis que les sols plus sombres "Deck-Dior", légèrement plus argileux et parfois inondés en cours d’hivernage, occupent les inter-dunaires et les zones de bas-fonds. Sur les matériaux argilo-marneux situés en position basse, les sols hydromorphes sont inondés en cas de fortes pluies. Les vallées fossiles forment de larges couloirs dont les terres salées ou "tannes" se caractérisant par des taux de salinité élevés qui les rendent incultes.
La composition du couvert végétal et son état font apparaître quatre formations végétales. La première qui est localisée dans la zone des estuaires du Sine et de ses affluents, en l’occurrence au niveau des arrondissements de Fimela, est le domaine des tannes et des mangroves. On y trouve les mangroves du littoral (Rhizophora racemosa et Rhizophora mangle, Avicennia africana), des formations herbacées le long des cours d’eau et des steppes arborées (rôniers en général) sur les buttes. Les terrains situés en amont sont occupés par des herbacées halophytes et Tamarix senegalensis. On retrouve dans les meilleures stations de la zone des formations végétales claires composées de Borassus aethiopium, Celtis integrifolia (Mboul), Neocarya macrophylla (New), Prosopis africana (Yiir), Pterocarpus erinaceus (Venn), Tamarindus senegalensis (Dakhar) et Detarium senegalensis (Ditakh).
Les paysages des tannes et des vallées mortes sont occupés essentiellement par des herbacées halophytes (Philoxerus vermicularus, Sesuvium portulacastrum, Hygrophila senegalensis) et des Tamarix (Tamarix senegalensis). On note ici un niveau de dégradation assez avancé du fait de la sécheresse, de la pression démographique et des défrichements à des fins agricoles. Dans la zone de Foundiougne, la formation actuelle est une savane claire composée de Khaya senegalensis (Khaye), Cordyla pinnata (Dimb), Bombax costatum (Kapokier), Pterocarpus erinaceus (Venn), Lannea acida (Beer) et Combretum glutinosum (Ratt). Plusieurs membres de la famille des figuiers (Moracées) sont généralement présents autour des villages en particulier Ficus gnaphalocarpa, Ficus platyphylla et Ficus glumosa. Le tapis herbacé caractéristique des tannes se retrouve dans cette zone avec des espèces telles que Daniella oliveri (Santan), Chlorophora excelsa et le Prosopis africana (Yiir). La forêt en état de régression drastique s’étend sur 457 977 ha.

II.2. Situation des structures techniques de GRN :

II.2.1. Suivi-évaluation et problématique des aires protégées.
La biodiversité riche et variée du Sénégal tient à la rencontre de types climatiques contrastés et à la position géographique du pays, où se situent les limites d'extension géographique de nombreuses espèces. Deux organismes du Ministère de l’Environnement et de la Protection de la Nature (MEPN) gèrent les deux ensembles d'aires protégées nationales :


  • les parcs nationaux sont gérés par la Direction des Parcs Nationaux (DPN)

  • les forêts classées sont gérées par la Direction des Eaux et Forêts, Chasses et Conservation des Sols (DEFCCS).

L'extension officielle des aires protégées est de 40% (incluant les forêts classées). Les collectivités locales sont quant à elles en charge des réserves naturelles communautaires. Un Code de l'environnement a été publié en 1998. Il n'aborde pas la conservation de la biodiversité. Une liste des espèces intégralement protégées a été établie sous l'égide de l'UICN.


Le Sénégal est membre de la CDB depuis 1994. La DPN est le point focal du Sénégal pour la CDB. La DEFCCS est quant à elle impliquée dans le suivi d’autres conventions (CITES) ou processus globaux (FNUF). Le Sénégal est le coordonnateur de l’environnement au sein du NEPAD. Suite à l’élaboration par le Sénégal d’une Stratégie et d’un Plan national d’action sur la biodiversité, le PNUD appuie le pays pour la mise en place d’un Programme de gestion intégrée des écosystèmes sénégalais (PGIES). Le pays bénéficie d’un fonds de préparation de 350 000 $US (sur fonds FEM).
L’objectif du PGIES concerne la conservation des espèces d’importance mondiale dans le cadre des écosystèmes du pays.
Le projet, élaboré dans le cadre du plan national de mise en œuvre de la CDB, s'étendra sur 7 ans, et comprend deux parties distinctes : écosystèmes marins et terrestres ; le premier bénéficie de l'appui du PNUD, le second de la Banque Mondiale. Pour la partie terrestre, les efforts seront concentrés sur 4 écosystèmes/aires protégées prioritaires : deux côtiers (Niayes et Delta du Saloum), un forestier (Niokolo-Koba) et un sylvo-pastoral (Ferlo).
Un document préparatoire sur les espèces d'importance mondiale (endémiques et mondialement menacées) est en cours d'élaboration (durée un an). Il servira de base à la soumission du projet au FEM. C'est dans ce cadre que l'ISE (Institut des Sciences de l’Environnement) a été chargé d'une étude diagnostique préliminaire du PGIES. Cette étude a déjà mis en évidence un besoin de révision de la liste officielle d'espèces menacées. Les lacunes de connaissances sur la biodiversité végétale (composition floristique, données écologiques, chorologiques, biologiques…) constituent des contraintes techniques et méthodologiques au développement de projets tels que le PGIES et d’activités de gestion/conservation.


  • La réactualisation des connaissances sur les plantes endémiques et menacées entreprise dans le cadre du PGIES a remis en question de l’idée d’une connaissance suffisante de la flore du Sénégal pour les besoins de la gestion. Le fait de disposer d’une flore très complète comme celle de BERHAUT est une condition nécessaire mais insuffisante pour définir des actions de gestion et de conservation. Cela souligne la nécessité de maintenir une connaissance fine du terrain (répartition et habitats des espèces, et leur évolution) et de produire des documents appliqués à la gestion (par exemple : atlas de répartition des espèces endémiques et menacées, fiches écologiques et d’utilisation sur les plantes menacées de surexploitation,…).

Les parcs nationaux contiennent l'essentiel de la biodiversité du pays. Les questions cruciales de conservation concernent la faune. Mais les lacunes dans la connaissance du milieu végétal constituent un handicap majeur pour la gestion des parcs et des habitats de la grande faune, ainsi que pour la conservation des plantes menacées. La DPN s’engage dans des collaborations afin de développer des programmes de reboisement en périphérie des parcs et de développement de projets de gestion des plantes médicinales (avec les tradipraticiens, les populations rurales).


Les responsables de la DPN soulignent la nécessité d'y remédier par des efforts :


  • d'inventaire botanique et de connaissance des dynamiques écologiques : l'évolution spectaculaire du recrû végétal dans des parcelles mises en protection totale (par exemple : Réserve de Bandia) suscite une réflexion sur les méthodes de gestion (et en particulier sur les effets des feux et leur gestion). Cela fait émerger un besoin de renforcement important de l'expertise floristique et écologique pour le suivi de la dynamique de recrû, la réussite des opérations de reboisement ;




  • de vulgarisation des connaissances scientifiques, particulièrement à l'intention des populations locales qui seront de plus en plus concernés par la gestion des aires protégées et des ressources naturelles (par exemple : documents en langue locale adaptés à la gestion de pépinières villageoises).

Dans le cadre du suivi de la CDB, la gestion raisonnée de la biodiversité végétale dans les parcs nationaux se heurte toutefois à l'absence de législation concernant l'accès aux ressources. La mise en œuvre du code de l’environnement est l’un des chantiers importants du MEA dans les années à venir



II.2.2. Questions critiques hors des aires protégées.
La mission UICN au Sénégal, le Groupe de Recherche sur les Plantes Médicinales (GRPM) de l’UCAD et le réseau SAFORGEN, ont identifié sept questions principales qui devront être abordées afin de conserver la biodiversité en Afrique: Ces questions sont à élucider, car force est de constater que notre continent accuse un recul de plus en plus sévère de sa couverture végétale, d’où la nécessité de refaire un état des lieux, afin d’ajuster la demande humaine à l’offre de la Nature. La DEFCCS a exprimé dans le document du projet FSP une forte demande d’appui de la part des scientifiques compétents en inventaires botaniques et études écologiques dans les forêts classées. Cela démontre une prise de conscience saluée par le GRPM. C’est pourquoi les chercheurs souhaitent très vite que ces études, et leur diffusion, puissent servir de base indispensable pour replacer les richesses du milieu végétal comme outil principal de lutte contre la pauvreté. Le développement durable du pays passe par la lutte contre l'érosion du potentiel génétique (feux de brousse, surexploitation des plantes utiles) et la valorisation des produits forestiers (fruitiers sauvages, etc.).
Des sept questions critiques portant sur les forêts classées le GRPM retiendra :


  • Valeurs spécifiques à la conservation de leur biodiversité médicinale ;

  • Sauvegarde de certaines connaissances autochtones traditionnelles et totémiques ;

  • Systèmes modernes de conservation de la biodiversité ;

  • Politiques de gestion durable des sites exploités pour la pharmacopée ;

  • Démarche participative des gestionnaires et chercheurs avec les populations ;

  • Education, formation, et intercommunication des acteurs ;

  • Surveillance, évaluation, et recherche opérationnelle, participative.

Dans certains sites considérés comme prioritaires, des parcelles d'inventaire ont déjà été mises en place. Mais, sur les sites expérimentaux à vocation de conservation ou d'éducation dépendant de la DEFCCS, le suivi a été abandonné (Carré botanique du Parc Hann, Réserve de Noflaye, Jardin d'essai de St Louis). Tout comme la DPN, la DEFCCS déplore dans le document du projet FSP un déficit en personnel compétent en botanique et écologie végétale. Elle a formulé de manière particulièrement précise des besoins de formation d'agents botanistes (« para-taxonomistes » ; cf. rapport mission 2004, projet FSP, France).


D’autre part, la DEFCCS a exprimé la nécessité de comparer et d’harmoniser les méthodes d’inventaires (biologiques, écologiques, forestiers) et de diffuser cette information pour asseoir la gestion forestière. Comme avec la DPN, la nécessité d’améliorer les conditions et les techniques d’exploitation des espèces utiles a été abordée. Le besoin de développement des compétences est manifeste auprès de la DEFCCS mais aussi auprès des populations rurales utilisatrices de ces ressources et maintenant replacées au cœur de la gestion des ressources et espaces communautaires.

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